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Paul Kagame a sacrifié les tutsi |
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Jean-Marie Vianney Ndagijimana, éditions La Pagaie juin 2009, 160 pages, 17 euros Jean-Marie Vianney Ndagijimana fut ambassadeur du Rwanda en France d’octobre 1990 à avril 1994 puis ministre des affaires étrangères du tout nouveau gouvernement de Paul Kagamé de juillet à octobre 1994. Son ouvrage Kagamé a sacrifié les tutsi, éditions La Pagaie, offre une nouvelle perspective aux événements rwandais. Haut fonctionnaire puis cadre politique tour à tour des gouvernements Habyarimana puis Kagamé, l’auteur était au cœur décisionnel du Rwanda du début des années 1990. Jean Marie Vianney Ndagijimana revient sur la façon dont la communauté internationale a réagi au drame rwandais, dénonçant ainsi des erreurs commises, selon lui, par des gouvernements ou institutions internationales. Il s’insurge contre le manichéisme occidental qui a désigné les tutsi en victime puis sauveurs et les hutu en bourreaux. Lui même, né de père hutu et de mère tutsi, condamne les erreurs commises par le gouvernement d’Habyarimana mais s’oppose à une simplification de la situation. Plus exactement Monsieur Ndagijimana met en avant les crimes commis par le FPR de Paul Kagamé, s’appuyant sur son expérience ou des rapports d’ONG. La thèse de l’auteur, évoquée par le titre, accuse Paul Kagamé d’avoir instrumentalisé et sacrifié les victimes du génocide pour aujourd’hui asseoir sa légitimité. « Le Général Paul Kagame n'a pas arrêté le génocide tutsi comme il l'a toujours prétendu. Bien au contraire, ce chef de guerre a délibérément provoqué le génocide, puis il a cyniquement et systématiquement rejeté toutes les initiatives des Forces armées rwandaises, des Nations Unies et de certains pays occidentaux pour arrêter le massacre des Tutsi. A plusieurs reprises, il a menacé de tirer sur les troupes étrangères qui tenteraient d'intervenir pour stopper le génocide. L'objectif de Kagame n'a jamais été de protéger nos parents Tutsi de l'intérieur, mais de s'en servir comme prétexte pour accéder au pouvoir par la force. Il est donc coresponsable du génocide tutsi au même titre que les autres génocidaires et doit en répondre devant la Justice et devant l'Histoire. » JMV. Ndagijimana
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