| Rétractation d'Abdul Ruzibiza |
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Dès 2003 il a été entendu comme témoin par le juge français Bruguière dans le cadre de l’enquête menée en France sur l’attentat qui a coûté la vie aux membres français de l’équipage de l’avion. Simultanément il est entendu par le tribunal pénal international pour le Rwanda à Arusha et par la justice espagnole pour des affaires concernant des massacres qui auraient été commis par l’armée du FPR de Paul Kagamé. Aujourd’hui le lieutenant Abdul Ruzibiza semble se rétracter sur un certain nombre de points. Claudine Vidal, sociologue, directrice de recherche émérite au CNRS et André Guichaoua professeur de sociologie à l'Université Paris-I, Panthéon Sorbonne, témoin expert auprès du bureau du Procureur du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) depuis 1996, ont préfacé et postfacé le livre "Rwanda histoire secrète". Dans un communiqué ils réagissent aux déclarations récentes d’Abdul Ruzibiza. « […] Durant des années, il a maintenu ses déclarations avec force, dans différents médias, devant le juge espagnol et au TPIR[…] Il lui faudra prouver qu’il a menti, car, sur l’attentat, comme sur le reste, il fait preuve de précision […] Il ne suffit pas de dire maintenant: “j’ai tout inventé” après avoir affirmé le contraire des années durant, et maintenant, c’est à dire au moment de l’arrestation de Rose Kabuye.[…] Quant aux “vrais mobiles” qui l’ont poussé à mettre par écrit de telles révélations, je vous rappelle qu’il les avait fort bien expliqués dans son communiqué de mars 2003 et qu’il les a repris de nouveau dans son livre: faire éclater la vérité, faire juger tous les auteurs de crimes, quels qu’ils soient. Il en donne un autre maintenant, plutôt étrange: “mesurer la haine des Français à l’égard des Tutsis”. Comprenne qui pourra! »Lire le communiqué de Claudine Vidal AS |
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Le lieutenant Abdul Ruzibiza, rwandais réfugié en Norvège, publie en 2003 un document en kinyarwanda dans lequel il accuse, entre autre, Paul Kagamé d’avoir organisé en avril 1994 l’attentat contre l’avion du président Habyarimana. Il se présente comme témoin oculaire des préparatifs du tir de missile qui détruira l’avion pendant la phase d’atterrissage.