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En novembre 2005 paraît sous la plume du colonel Jacques Hogard, « Les larmes de l’honneur. 60 jours dans la tourmente du Rwanda », (édition Hugo Doc).
Il s’agit d’un court essai, remarquable, émanant de l’un des militaires, de haut rang, ayant participé à l’opération Turquoise. Ce dernier, las d’entendre les insultes et diatribes, sans fondement, contre le rôle de l’armée française au Rwanda a décidé de parler au cœur et surtout à la raison pour raconter ce qui a été réellement fait, ce qu’il a fait à son niveau pendant ces 60 jours, avec qui, contre qui et pourquoi.
Ce livre est tout simplement indispensable pour apprendre comment, avec des trésors d’intelligences, de savoir-faire, circonscrit dans un court mandat limité par l’ONU, quelques centaines de militaires et médecins français ont réussi ce tour de force de stopper les massacres, redonner espoir à la population, sauver des centaines de milliers de Tutsis et de Hutus et permettre un retour à la paix dans des conditions extrêmes.
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Noires fureurs, blancs menteurs Rwanda |
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Enfin paraît en novembre 2005 : « Noires fureurs, blancs menteurs Rwanda 1990-1994 » par Pierre Péan aux éditions Mille et une nuit.
a) La problématique du livre
« Noires fureurs » : ce sont les massacres de Tutsis par les « Interhamwe », de hutus par le FPR de Paul Kagame, l’extension des atrocités au Zaïre, le double jeu permanent de Kagame, sa volonté de parvenir à la victoire totale par tous les moyens, aidé par l’Ouganda de Musevene, les Belges, les Américains et un lobby franco-belge efficace et redoutable.
« Blancs menteurs » : ce sont les acteurs de ce lobby des dénonciateurs de la France complice du génocide « génération d’idiots utiles ou de gens de mauvaise foi, dont le comportement finit par ressembler à celui d’agents d’une force extérieure » (p. 22).
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Rwanda, histoire secrète
Editions du Panama octobre 2005
Le lieutenant Abdul Ruzibiza est le témoin principal de l'enquête mené par le juge Jean-Louis Bruguière sur l'attentat contre l'avion du président Habyarimana.
Il décrit avec une précision impressionnante le montage de cette opération, décidée au quartier général de l'armée rebelle et exécutée par un commando dont il était lui-même membre.
Il relate aussi, en citant par leur nom un certain nombre d'autres témoins, les crimes commis par son armée, l'APR (Armée patriotique rwandaise) sous le commandement de Kagame. Les récits, détaillés et datés, sont souvent insoutenables. Il accuse le commandement de l'armée rebelle d'avoir, à partir de 1990, utilisé contre le régime hutu de Habyarimana une stratégie de la tension visant à provoquer des massacres de Tutsis en procédant à des assassinats ciblés et en entretenant en permanence le cycle attentats-représailles, dont les Tutsis étaient les principales victimes. Il accuse le chef tutsi Paul Kagame d'avoir procédé à un génocide contre les Hutus dans les régions conquises par l'armée rebelle et d'avoir eu comme seul objectif la conquête du pouvoir, sans tenir compte des risques de génocide contre les Tutsis. Selon Abdul Ruzibiza, l'attentat qui a coûté la vie au président Habyarimana avait pour objectif essentiel de déclencher la grande tuerie des Tutsis par les Hutus, qui justifierait ensuite la prise du pouvoir par les forces rebelles de Paul Kagame.
Claudine Vidal, sociologue, directrice de recherche émérite au CNRS et André Guichaoua professeur de sociologie à l'Université Paris-I, Panthéon Sorbonne, témoin expert auprès du bureau du Procureur du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) depuis 1996, ont préfacé et postfacé le livre
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Comment la France a perdu l'Afrique |
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En mai 2005, paraît : « Comment la France a perdu l’Afrique » par Stephen Smith et Antoine Glaser (édition Calman Levy).
Ce livre n’a pas les qualités de « Négrologie »
Il semble que l’auteur ait voulu se faire pardonner la virulence du précédant (virulence toute apparente, car il ne s’agissait que d’exprimer des réalités peu connues) et réagir aux accusations (celles d’après 2004) de racisme et de néocolonianisme proférées par quelques bons esprits.
Ce texte apparaît davantage comme l’exploitation d’un fond documentaire sur l’Afrique que comme une véritable réflexion (est-ce l’influence de son coauteur ?)
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François Mitterrand, l'armée française, et le Rwanda |
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En mars 2005, paraît : « François Mitterand, l’armée française et le Rwanda » par Bernard Lugan (édition du Rocher).
Professeur d'histoire de l'Afrique, Bernard Lugan a exercé à l'université du Rwanda de 1972 à 1983 et a consacré deux thèses à l'histoire de ce pays. Il est expert auprès du Tribunal pénal international pour le Rwanda. Conférencier à l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale), au CID (Collège interarmées de défense, ex-Ecole de guerre), au CHEM (Centre des hautes études militaires), il est par ailleurs l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages consacrés à l'Afrique, dont une histoire du génocide intitulé : « Rwanda : le génocide, l'Eglise et la démocratie » (édition du Rocher 2004). S’opposant aux thèses des universitaires précités, il est efficacement satanisé et accusé de racisme.
L’ouvrage présenté, aussi exceptionnel que le précédant, est le récit sur le terrain de l’engagement militaire de la France au Rwanda, en particulier l’opération Turquoise. C’est un véritable ouvrage d’histoire militaire accessible au plus grand nombre.
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Le patron de Dallaire parle |
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Paru en mars 2005, le livre de Jacques-Roger Booh Booh « Le patron de Dallaire parle : Révélations sur les dérives d'un général de l'ONU au Rwanda », édition Duboiris, ne laisse pas indifférent.
Jacques-Roger Booh Booh fut le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU et le chef de la Mission des Nations Unies pour l'assistance au Rwanda (MINUAR) de 1993 à 1994, partant le chef du général canadien Roméo Dallaire, dont l’incompétence, l’impéritie, le partie pris pro-FPR, constituent une des causes de l’ampleur des massacres de 1994. Diplomate de carrière, il a été ambassadeur à Paris et ministre des Affaires Etrangères du Cameroun,
Onze ans après le génocide du Rwanda, il livre son témoignage sur sa mission et sur le général Dallaire.
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Ça ne s'est pas passé comme ça à Kigali |
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« Ça ne s'est pas passé comme ça à Kigali » de Robin Philpot, Paris, Editions Duboiris, 2004, 238p., 19 euros
Dix ans après le génocide du Rwanda, un seul point de vue, un seul discours, une seule lecture, domine cette tragédie : "La catastrophe rwandaise de 1994 serait l'œuvre de ténébreux barbares hutus soutenus par la France inique et colonisatrice".
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En 2003, paraît : « Négrologie » par Stephen Smith (édition Calman Levy, réédité en livre de poche chez Hachette, collection Pluriel, en septembre 2004).
Ce livre est un document d’une qualité exceptionnelle. Il présente la réalité de la situation politique, économique, sociale de l’Afrique noire, soulignant l’absence d’Etat de droit et ses conséquences, la corruption, l’insécurité, la dégradation de l’état sanitaire et la régression économique.
Ce livre ne traite pas uniquement du Rwanda, mais un chapitre porte sur cette crise (chapitre 6, pages 119 à 140) comme d’un exemple de « l’Afrique entrée au paradis de la cruauté qui est enfer pour les victimes » (p. 139). L’auteur mentionne que s’il y a eu un génocide de Tutsis, il y a eu aussi des massacres organisés et prémédités de grande ampleur de Hutus (au moins 600.000 personnes) dont une partie non négligeable par le FPR de Paul Kagame, ce qui en en bon français, s’appelle une guerre civile.
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