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Notes de lecture
Mais le fleuve tuera l'homme blanc Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Patrick Besson, Fayard Roman 480 pages 22 euros

Image « Mais le fleuve tuera  l’homme blanc », un roman dans une bibliothèque rassemblant des essais, des témoignages et des récits documentaires !....une incongruité ?

Ce serait oublier que le romancier, à partir d’une trame imaginaire, peint des caractères et des situations psychologiquement réalistes. En l’occurrence pour ce qui nous intéresse ici, la morgue retorse des tutsis et la haine butée des hutus.

« Les rwandais ont engagé un officier traitant qu’ils ont l’intention de piéger (…) A travers lui ou elle, Kagamé veut atteindre la France (…) ». Voilà l’argument d’une fresque foisonnante où s’entrechoquent des personnages multiples se croisant dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest.
Le Rwanda de la période 1994 n’est pas au centre du tableau, mais quand l’auteur s’y attarde il peint avec justesse une situation tragique et nul documentaire ne donne à voir aussi crument la lumière noire du génocide. Mépris, cruauté froide, vols, viols, machettes, bière et bestialité, meurtres entre voisins. C’est saisissant de réalisme.

Celui qui écrit et qui a vu, rend témoignage à la vérité.

André Schill

 
Paul Kagame a sacrifié les tutsi Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Jean-Marie Vianney Ndagijimana, éditions La Pagaie juin 2009, 160 pages, 17 euros

 

Jean-Marie Vianney Ndagijimana fut ambassadeur du Rwanda en France d’octobre 1990 à avril 1994 puis ministre des affaires étrangères du tout nouveau gouvernement de Paul Kagamé de juillet à octobre 1994.

 

ImageSon ouvrage Kagamé a sacrifié les tutsi, éditions La Pagaie, offre une nouvelle perspective aux événements rwandais. Haut fonctionnaire puis cadre politique tour à tour des gouvernements Habyarimana puis Kagamé, l’auteur était au cœur décisionnel du Rwanda du début des années 1990.
            Jean Marie Vianney Ndagijimana revient sur la façon dont la communauté internationale a réagi au drame rwandais, dénonçant ainsi des erreurs commises, selon lui, par des gouvernements ou institutions internationales. Il s’insurge contre le manichéisme occidental qui a désigné les tutsi en victime puis sauveurs et les hutu en bourreaux. Lui même, né de père hutu et de mère tutsi, condamne les erreurs commises par le gouvernement d’Habyarimana mais s’oppose à une simplification de la situation.
Plus exactement Monsieur Ndagijimana met en avant les crimes commis par le FPR de Paul Kagamé, s’appuyant sur son expérience ou des rapports d’ONG.
La thèse de l’auteur, évoquée par le titre, accuse Paul Kagamé d’avoir instrumentalisé et sacrifié les victimes du génocide pour aujourd’hui asseoir sa légitimité.

 

« Le Général Paul Kagame n'a pas arrêté le génocide tutsi comme il l'a toujours prétendu. Bien au contraire, ce chef de guerre a délibérément provoqué le génocide, puis il a cyniquement et systématiquement rejeté toutes les initiatives des Forces armées rwandaises, des Nations Unies et de certains pays occidentaux pour arrêter le massacre des Tutsi. A plusieurs reprises, il a menacé de tirer sur les troupes étrangères qui tenteraient d'intervenir pour stopper le génocide. L'objectif de Kagame n'a jamais été de protéger nos parents Tutsi de l'intérieur, mais de s'en servir comme prétexte pour accéder au pouvoir par la force. Il est donc coresponsable du génocide tutsi au même titre que les autres génocidaires et doit en répondre devant la Justice et devant l'Histoire. »  JMV. Ndagijimana

CF


 
Carla Del Ponte Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Image Carla Del Ponte : Une critique de l’intérieur

Carla Del Ponte était juge d’instruction Suisse, connue pour sa persévérance et l’exemplarité de sa carrière. Elle est nommée Procureur Général du Tribunal Pénal pour l’Ex-Yougoslavie et pour le Rwanda en 1999.
            Dans son ouvrage autobiographique La Traque, les criminels de guerre et moi (éditions Héloïse d’Ormesson), elle fait le récit de son expérience au sein de ces instances internationales. A l’origine motivée à l’idée de poursuivre et « traquer » des génocidaires ou criminels internationaux, elle découvre vite les limites du système.
En plus de dénoncer l’incompétence générale des enquêteurs, elle reproche au TPIR son manque d’équité, jusqu’à, elle aussi, employer l’expression « justice des vainqueurs ».

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Rwanda, enfer des règles implicites Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Pierre-Célestin BAKUNDA i’CYCARO

400 pages l’Harmattan 29 euros

  

ImagePour l’auteur la violente tragédie de 1994 au Rwanda ne résulte pas d’évènements conjoncturels ni soudains. En analysant l’histoire du Rwanda depuis 1898 il décrit  la rivalité grandissante entre les Hutu et les Tutsis que ni la colonisation, ni les actions de l’Eglise catholique, ni l’indépendance et l’avènement d’une république n'ont pu conjurer. En effet l’auteur soutient la thèse que la société rwandaise reste profondément marquée jusqu’à ce jour par un code ésotérique « Ubwiru » qui par ses règles implicites maintient la société rwandaise dans une logique de clivage ethnique, de relations ambiguës, de jeu d’intérêt divergents et en définitive de haine derrière une fraternité de façade.

 

Cette réflexion se termine sur une question sans véritable réponse : Comment éteindre les feux de la haine inter rwandaise au profit d’une société plus transparente où l’individu double n’existerait plus, du moins de manière aussi tragique ?

AS

 
La France au Rwanda (1990 1994) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

ImageLA FRANCE AU RWANDA (1990_1994).

« Entre abstention impossible et engagement ambivalent »

Olivier LANOTTE

2007 Editions Complexe GRIP

 

Le 1er octobre 1990, le retour armé des anciens réfugiés rwandais au sein du Front patriotique rwandais (Fpr) marque l’entrée en guerre du Rwanda. Une sale guerre, au cours de laquelle la France sera militairement présente, et qui trouve son épilogue en juillet 1994 à la faveur de la victoire du Fpr. Entre temps, la guerre d’usure menée par le Fpr, les manipulations de l’ethnicité orchestrées par le régime Habyarimana, la stratégie du chaos poursuivie par les faucons des deux bords, et surtout le génocide perpétré par les extrémistes hutus, ont causé la mort de plus d’un million de personnes.

Le propos de cet ouvrage est de décrire, d’analyser et d’expliquer le processus de prise de décision ayant conduit le président Mitterrand à engager l’armée française au Rwanda entre 1990 et 1994. L’étude menée ici récuse avec rigueur scientifique, à la fois ceux qui encensent la politique de la France et ceux qui condamnent sans discernement et évoquent une « complicité » de la République française dans le génocide. De toute évidence, entre les conclusions de la Mission d’information et celles des censeurs, exégètes et autres sycophantes de la politique africaine de la France, les divergences d’analyse sont d’envergure. Il importe donc de les décrypter pour en apprécier la pertinence. Quelles étaient les motivations réelles de la présence française au Rwanda ? Au-delà du constat d’échec de cette politique rwandaise, quels facteurs ont contribués in fine à ruiner les effets de la politique prônée par François Mitterrand ? Quel crédit enfin accorder aux accusations de « complicité de génocide » proférées à l’encontre des soldats de l’opération Turquoise, La France serait elle « la seule nation coupable parmi les nations saintes et pures » ?

Docteur en sciences politiques (relations internationales), spécialiste de l’Afrique centrale, Olivier LANOTTE est chercheur au Centre d’études des crises et des conflits internationaux (CECRI) de l’université catholique de Louvain.

Entre autre, il a publié en 2003 aux éditions Complexe/GRIP « Guerres sans frontières en République démocratique du Congo »

 
Rwanda, contre enquête sur le génocide Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

"Rwanda, contre enquête sur le génocide"  par Bernard Lugan

Editions  Privat 2007 10 rue des Arts BP 38028 – 31080 Toulouse cedex 6 – 18 euros

 

ImagePartant du fonds d’archives du tribunal pénal international pour le Rwanda (TIPR) et de sources souvent inédites, Bernard Lugan, universitaire et expert auprès du TIPR, auteur de nombreux ouvrages sur le Rwanda, reprend l’enquête sur les circonstances et les causes du génocide avéré de 1994 au Rwanda.

Sans effets littéraires, l’auteur mène avec précision une instruction de type judiciaire qui se réfère en permanence aux pièces et témoignages d’un dossier très fourni.

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Rwanda : Le procès du FPR Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Rwanda :  Le procès du FPR .

Mise au point historique par Serge DESOUTER 

Editions Harmattan Paris, mai 2007, 335 pages, 28 euros

 

Résumé

« RWANDA:  LE PROCÈS DU FPR . Mise au point historique » par Serge DESOUTER Père blanc ayant vécu dix-huit ans au Rwanda, et connaissant parfaitement la langue, l'auteur rappelle l'histoire des tensions et des querelles de pouvoir entre Hutu et Tutsi depuis le passé précolonial avant d'évoquer le génocide des Tutsi en 1994.

Or ce génocide a été précédé du massacre de masse des villageois hutu perpétré par l'Armée patriotique rwandaise et le Front patriotique rwandais contrôlés par les Tutsi.

 

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La véritable histoire des génocides rwandais Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Bernard Debré
éditeur Jean-Claude Gawsewitch avril 2006

 

ImageHuit ans après la parution du Retour du Mwami, Bernard Debré reprend et approfondit dans ce nouvel ouvrage, La véritable histoire des génocides rwandais, l’analyse qui lui avait valu à l’époque un certain nombre de critiques.

Bernard Debré n’entend pas remettre en cause ni l’existence ni l’ampleur du génocide perpétré par les Hutus sur les Tutsi. Néanmoins il apparaît aujourd’hui que les Tutsi des premières diasporas ont joué un rôle plus qu’ambigu dans son déclenchement et dans celui des guerres meurtrières qui ont suivi.

L’auteur pour illustrer son propos ne se limite pas à l’analyse de la seule période de 1994 mais recherche les racines du mal dans l’histoire ancienne et étudie les tensions politiques hégémoniques les plus récentes. Il décrit également l’amplitude géographique du conflit qui touche plusieurs pays de la zone. Enfin il souligne l’influence et la responsabilité des USA dans la tragédie qui se développe dans le sous-continent « Afrique centrale et de l’ouest ».

Bernard Debré est né en 1944 à Toulouse. Chirurgien des Hopitaux de Paris, ministre de la coopération de novembre 1994 à mai 1995, il est aujourd'hui député de Paris (XVe arrondisssement).

AS

 
Les larmes de l’honneur. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

En novembre 2005 paraît sous la plume du colonel Jacques Hogard, « Les larmes de l’honneur. 60 jours dans la tourmente du Rwanda », (édition Hugo Doc).

 

En novembre 2005 paraît sous la plume du colonel Jacques Hogard, « Les larmes de l’honneur. 60 jours dans la tourmente du Rwanda », (édition Hugo Doc).Il s’agit d’un court essai, remarquable, émanant de l’un des militaires, de haut rang, ayant participé à l’opération Turquoise. Ce dernier, las d’entendre les insultes et diatribes, sans fondement, contre le rôle de l’armée française au Rwanda a décidé de parler au cœur et surtout à la raison pour raconter ce qui a été réellement fait, ce qu’il a fait à son niveau pendant ces 60 jours, avec qui, contre qui et pourquoi.

Ce livre est tout simplement indispensable pour apprendre comment, avec des trésors d’intelligences, de savoir-faire, circonscrit dans un court mandat limité par l’ONU, quelques centaines de militaires et médecins français ont réussi ce tour de force de stopper les massacres, redonner espoir à la population, sauver des centaines de milliers de Tutsis et de Hutus et permettre un retour à la paix dans des conditions extrêmes.

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