http://www.france-turquoise.fr
 
Notes de lecture
Je demande justice pour la France et ses soldats Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
19-04-2011
Didier Tauzin, préface de Jean-Dominique Merchet, Rwanda, je demande justice pour la France et ses soldats, Jacob-Duvernet, 260 pages, 19,90 euros, ISBN : 978-2847243352

 

Image Né au Sénégal, ayant passé son enfance en Oubangi Chari (devenu depuis République Centrafricaine), Didier TAUZIN a passé une bonne partie de sa carrière militaire en Afrique et singulièrement dans la région des Grands Lacs. Affecté en 1988 au Burundi, il y découvrira la problématique de la sous région que certains s’ingénient à occulter pour mieux déformer la question rwandaise. Le conflit hutu/tutsi ne se limite pas aux frontières rwandaises et la mort simultanée des deux chefs d’état rwandais et burundais, victimes du même attentat le 6 avril 1994, en est le symbole le plus fort.
Chef de corps du 1° RPIMa, le colonel TAUZIN sera amené à intervenir au Rwanda une première fois en 1993, au moment où le virage de la politique française marque un tournant dans la guerre sans merci que se livrent forces gouvernementales rwandaises et rebelles du FPR. Il y reviendra en 1994, dans le cadre de l’Opération Turquoise, au moment où le génocide s’achevant, il était néanmoins encore temps de sauver quelques dizaines de milliers de vie.
Le livre du général Tauzin gêne les porteurs de pensée unique en ce que, témoin direct, placé au cœur de l’action de la France aux moments essentiels du conflit rwandais, l’auteur exprime avec cœur et avec une sincérité totale les réflexions d’un officier français confrontés d’une part aux massacres des populations et d’autre part aux hésitations des décideurs politiques.
Si, d’un côté, il fustige les occasions manquées en 1993, Didier TAUZIN met à nu, de l’autre côté, la volonté de Kagame de prendre un pouvoir total quel qu’en soit le prix et, en particulier, quand bien même il mettrait en danger la vie des tutsi vivant encore au Rwanda. Paul Kagame a ainsi pris une responsabilité écrasante dans le génocide des tutsi de 1994, alors que, depuis le début du conflit, il se livrait à des massacres de masse de hutu et à une véritable épuration ethnique dans la zone nord du Rwanda occupée par ses troupes.
Le général Didier TAUZIN interpelle. Il interpelle au premier chef ceux qui ont obtenu par les urnes d’être les dépositaires de l’honneur de la France et de son armée et qui se taisent lorsque l’une et l’autre sont accusées par des pseudos rapports construits à la demande sur des faux documents et des faux témoignages. Il interpelle les vrais témoins qui se taisent depuis 1994, terrorisés par le gouvernement totalitaire de Paul Kagame ou par les manigances des « blancs menteurs » qui relayent, à l’usage des européens, les menaces de Kigali. On observe que ces derniers, dérangés par ce livre auquel ils rendent en quelque sorte hommage, multiplient depuis sa parution, voire même avant cette parution, les écrits et les démarches pour tenter d’affaiblir son impact.
Mais Didier TAUZIN nous interpelle également, nous qui nous battons pour que la vérité sur le drame rwandais soit enfin offerte au grand public. Il nous offre un exemple à méditer et à suivre. Il nous rappelle au devoir de parler et d’écrire. La vérité est le seul hommage digne des victimes de génocide.

ROBARDEY

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Carnages Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
29-11-2010

Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique

 

couverture du livre carnagesPierre Péan – Editions Fayard – 568 p., 24,50€

 

Pierre Péan strikes again … et il n’y va pas de main morte.

Cinq ans après Noires fureurs, blancs menteurs, ce livre qui lui attira les foudres des autorités rwandaises, la vindicte des « blancs menteurs », avec à la clef des accusations de racisme et un procès, Pierre Péan jette un nouveau pavé (presque 600 pages) dans la mare. Et il éclabousse du monde.

 

En fait, après une enquête serrée, il met la tragédie rwandaise en perspective dans le temps et dans l’espace. Et il explique aussi, après Stephen Smith, non seulement comment, mais pourquoi «  la France a perdu l’Afrique ».

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Un idéologue dans le génocide rwandais : enquête sur Ferdinand Nahimana Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
28-11-2010

Image Edité chez Mille et une Nuits, ce livre de Hervé Deguine est sorti cet été. Son travail d'enquête et de remise en question de ce qui semble accepté par tous a été remarqué et apprécié par l'Association France Turquoise, nous recommendons vivement la lecture de ce livre.

 Présentation de l'éditeur :

 « Si je suis en prison, c’est à cause de vous. Mais c’est aussi à cause de vous que je suis encore en vie. » Ainsi parle Ferdinand Nahimana d’Hervé Deguine, le journaliste qui a enquêté et réuni des pièces sur lui. L’homme purge sa peine de trente années de prison, depuis que le Tribunal pénal international pour le Rwanda l’a condamné en 2008 pour « incitation directe et publique à commettre le génocide ».

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Interview du Général Lafourcade par Spectacle du Monde Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
28-11-2010

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Dans l'édition de novembre 2010 du magazine Le Spectacle du monde, une grande partie a été dédiée au Rwanda. Nous avons déjà publié l'article principal sur notre site (ici ). L'interview du Général Lafourcade, telle que nous la publions, est sensiblement différente de celle effectivement parue dans le magazine. 

 

"Le général Jean-Claude Lafourcade a dirigé du 22 juin au 22 août 1994 l’opération Turquoise, sous mandat de l’ONU pour mettre fin au génocide rwandais. Depuis cette date, les militaires français sont régulièrement accusés de complicité dans le génocide rwandais. Plus le mensonge est gros, plus il passe. Si l’ancien commandant de la Force Turquoise est sorti de son devoir de réserve, c’est pour rétablir la vérité et rappeler que l’armée française fut la seule à intervenir au Rwanda et à sauver des vies humaines.

 Propos recueillis par François Bousquet

 

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Rwanda. De la guerre au génocide Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
25-03-2010

Les politiques criminelles au Rwanda (1990-1994) 

André Guichaoua. Editions La Découverte , 600 pages 29 €

 

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André Guichaoua professeur à l’université Paris 1 (Panthéon-Sorbonne), spécialiste de la région des Grands Lacs africains, plusieurs fois appelé comme expert auprès du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), était présent à Kigali en avril 1994 au moment de l’attentat contre l’avion du président du Rwanda et le début des massacres dans cette capitale.

 

Auteur de nombreux ouvrages sur le Rwanda, il s’attache aujourd’hui à écrire l’histoire de ce pays entre 1990, début de la guerre déclenchée à partir de l’Ouganda par les émigrés tutsis du Front Patriotique Rwandais (FPR) et le génocide qui à partir d’avril 1994 s’étendit sur l’ensemble du pays jusqu’en juin 1994.

 

 

Sa volumineuse analyse s’appuie en permanence sur des documents souvent inédits et se concentre sur le fonctionnement de l’Etat et le déroulement du conflit au niveau politique central.

 

André Guichaoua n’exonère aucun parti de ses responsabilités et en particulier pas ceux qui ont suscité et entretenu la frénésie génocidaire. Néanmoins il récuse un partage manichéen entre des « méchants » et des « libérateurs ». L’armée rwandaise n’était pas une armée « génocidaire » pas plus que la IIème République de Juvénal Habyarimana n’était un régime « nazi » ou le Rwanda « un pays fasciste depuis 1959 », comme le voudraient les actuelles réécritures de l’histoire contemporaine du Rwanda par le camp des vainqueurs. (page 580)

 

André Guichaoua ne prétend pas détenir la vérité. Ayant travaillé avec rigueur et réuni de nombreux éléments à l’appui de sa thèse, il a la certitude sereine de pouvoir contribuer à l’écriture d’une histoire « vraie ».

AS

  

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Le pouvoir ne se partage pas Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
10-03-2010
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De 1993 à 1995, François Mitterrand, président de la République, et Edouard Balladur, Premier ministre, ont eu ensemble de très nombreuses conversations. (…). Conscients de leurs divergences, les deux interlocuteurs tantôt se ménagent, tantôt s’opposent. Ils collaborent lorsque l’intérêt du pays l’exige sans oublier jamais qui ils sont ni ce qu’ils veulent. (…). La complexité de ces relations où la méfiance alterne avec la confiance, où les arrière-pensées affleurent à la surface des propos, éclaire un pan de notre histoire récente.

Cet extrait de la présentation faite en quatrième de couverture du livre publié chez Fayard décrit ce que fut en cette période le processus de prise de décision en France.

 

L’éclairage ainsi donné vaut pour la préparation et l’exécution de l’intervention militaire française au Rwanda. Plusieurs modes d’action seront envisagés et amandés avant que n’intervienne un choix politique.

 

Monsieur Balladur se félicite d’avoir fait prévaloir une position prudente qu’il présente ainsi : « Si je m’étais laissé influencer par les projets discutés dans certains entourages, nous serions entrés dans la guerre civile au Rwanda et aurions été condamnés par la plupart des Africains, sans parler du reste du monde ». Plus loin il évalue le résultat : « La ligne de prudence que j’avais arrêtée montre ses heureux effets : l’on assiste à un retournement de l’opinion internationale qui multiplie les louanges, alors que longtemps elle a critiqué notre implication dans le conflit en nous faisant grief de prendre parti dans la guerre civile. (…) De toute part on nous demande de prolonger l’expédition humanitaire plus longtemps que prévu. Pour moi il n’en est pas question ; à la communauté internationale, si passive, si hypocrite, de prendre enfin ses responsabilités. »

A lire et à méditer alors que reprennent les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda et que l’armée française reste accusée d’avoir commis l’indicible.

AS

 

Editions Fayard, 430 pages 22 €

 

En mars 2010 ce livre a reçu le prix "Aujourd'hui 2010"
 
Mais le fleuve tuera l'homme blanc Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
06-02-2010

Patrick Besson, Fayard Roman 480 pages 22 euros

Image « Mais le fleuve tuera  l’homme blanc », un roman dans une bibliothèque rassemblant des essais, des témoignages et des récits documentaires !....une incongruité ?

Ce serait oublier que le romancier, à partir d’une trame imaginaire, peint des caractères et des situations psychologiquement réalistes. En l’occurrence pour ce qui nous intéresse ici, la morgue retorse des tutsis et la haine butée des hutus.

« Les rwandais ont engagé un officier traitant qu’ils ont l’intention de piéger (…) A travers lui ou elle, Kagamé veut atteindre la France (…) ». Voilà l’argument d’une fresque foisonnante où s’entrechoquent des personnages multiples se croisant dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest.
Le Rwanda de la période 1994 n’est pas au centre du tableau, mais quand l’auteur s’y attarde il peint avec justesse une situation tragique et nul documentaire ne donne à voir aussi crument la lumière noire du génocide. Mépris, cruauté froide, vols, viols, machettes, bière et bestialité, meurtres entre voisins. C’est saisissant de réalisme.

Celui qui écrit et qui a vu, rend témoignage à la vérité.

André Schill

 
Paul Kagame a sacrifié les tutsi Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
19-01-2010

Jean-Marie Vianney Ndagijimana, éditions La Pagaie juin 2009, 160 pages, 17 euros

 

Jean-Marie Vianney Ndagijimana fut ambassadeur du Rwanda en France d’octobre 1990 à avril 1994 puis ministre des affaires étrangères du tout nouveau gouvernement de Paul Kagamé de juillet à octobre 1994.

 

ImageSon ouvrage Kagamé a sacrifié les tutsi, éditions La Pagaie, offre une nouvelle perspective aux événements rwandais. Haut fonctionnaire puis cadre politique tour à tour des gouvernements Habyarimana puis Kagamé, l’auteur était au cœur décisionnel du Rwanda du début des années 1990.
            Jean Marie Vianney Ndagijimana revient sur la façon dont la communauté internationale a réagi au drame rwandais, dénonçant ainsi des erreurs commises, selon lui, par des gouvernements ou institutions internationales. Il s’insurge contre le manichéisme occidental qui a désigné les tutsi en victime puis sauveurs et les hutu en bourreaux. Lui même, né de père hutu et de mère tutsi, condamne les erreurs commises par le gouvernement d’Habyarimana mais s’oppose à une simplification de la situation.

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Carla Del Ponte Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
10-11-2009

Image Carla Del Ponte : Une critique de l’intérieur

Carla Del Ponte était juge d’instruction Suisse, connue pour sa persévérance et l’exemplarité de sa carrière. Elle est nommée Procureur Général du Tribunal Pénal pour l’Ex-Yougoslavie et pour le Rwanda en 1999.
            Dans son ouvrage autobiographique La Traque, les criminels de guerre et moi (éditions Héloïse d’Ormesson), elle fait le récit de son expérience au sein de ces instances internationales. A l’origine motivée à l’idée de poursuivre et « traquer » des génocidaires ou criminels internationaux, elle découvre vite les limites du système.
En plus de dénoncer l’incompétence générale des enquêteurs, elle reproche au TPIR son manque d’équité, jusqu’à, elle aussi, employer l’expression « justice des vainqueurs ».

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Rwanda, enfer des règles implicites Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
10-01-2008

Pierre-Célestin BAKUNDA i’CYCARO

400 pages l’Harmattan 29 euros

  

ImagePour l’auteur la violente tragédie de 1994 au Rwanda ne résulte pas d’évènements conjoncturels ni soudains. En analysant l’histoire du Rwanda depuis 1898 il décrit  la rivalité grandissante entre les Hutu et les Tutsis que ni la colonisation, ni les actions de l’Eglise catholique, ni l’indépendance et l’avènement d’une république n'ont pu conjurer. En effet l’auteur soutient la thèse que la société rwandaise reste profondément marquée jusqu’à ce jour par un code ésotérique « Ubwiru » qui par ses règles implicites maintient la société rwandaise dans une logique de clivage ethnique, de relations ambiguës, de jeu d’intérêt divergents et en définitive de haine derrière une fraternité de façade.

 

Cette réflexion se termine sur une question sans véritable réponse : Comment éteindre les feux de la haine inter rwandaise au profit d’une société plus transparente où l’individu double n’existerait plus, du moins de manière aussi tragique ?

AS

 
La France au Rwanda (1990 1994) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
23-12-2007

ImageLA FRANCE AU RWANDA (1990_1994).

« Entre abstention impossible et engagement ambivalent »

Olivier LANOTTE

2007 Editions Complexe GRIP

 

Le 1er octobre 1990, le retour armé des anciens réfugiés rwandais au sein du Front patriotique rwandais (Fpr) marque l’entrée en guerre du Rwanda. Une sale guerre, au cours de laquelle la France sera militairement présente, et qui trouve son épilogue en juillet 1994 à la faveur de la victoire du Fpr. Entre temps, la guerre d’usure menée par le Fpr, les manipulations de l’ethnicité orchestrées par le régime Habyarimana, la stratégie du chaos poursuivie par les faucons des deux bords, et surtout le génocide perpétré par les extrémistes hutus, ont causé la mort de plus d’un million de personnes.

Le propos de cet ouvrage est de décrire, d’analyser et d’expliquer le processus de prise de décision ayant conduit le président Mitterrand à engager l’armée française au Rwanda entre 1990 et 1994. L’étude menée ici récuse avec rigueur scientifique, à la fois ceux qui encensent la politique de la France et ceux qui condamnent sans discernement et évoquent une « complicité » de la République française dans le génocide. De toute évidence, entre les conclusions de la Mission d’information et celles des censeurs, exégètes et autres sycophantes de la politique africaine de la France, les divergences d’analyse sont d’envergure. Il importe donc de les décrypter pour en apprécier la pertinence. Quelles étaient les motivations réelles de la présence française au Rwanda ? Au-delà du constat d’échec de cette politique rwandaise, quels facteurs ont contribués in fine à ruiner les effets de la politique prônée par François Mitterrand ? Quel crédit enfin accorder aux accusations de « complicité de génocide » proférées à l’encontre des soldats de l’opération Turquoise, La France serait elle « la seule nation coupable parmi les nations saintes et pures » ?

Docteur en sciences politiques (relations internationales), spécialiste de l’Afrique centrale, Olivier LANOTTE est chercheur au Centre d’études des crises et des conflits internationaux (CECRI) de l’université catholique de Louvain.

Entre autre, il a publié en 2003 aux éditions Complexe/GRIP « Guerres sans frontières en République démocratique du Congo »

 

Voxafrica -  émission Vice-Versa - Entretien avec Olivier Lanotte avril 2009 43 minutes

 

 
Rwanda, contre enquête sur le génocide Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
03-12-2007

"Rwanda, contre enquête sur le génocide"  par Bernard Lugan

Editions  Privat 2007 10 rue des Arts BP 38028 – 31080 Toulouse cedex 6 – 18 euros

 

ImagePartant du fonds d’archives du tribunal pénal international pour le Rwanda (TIPR) et de sources souvent inédites, Bernard Lugan, universitaire et expert auprès du TIPR, auteur de nombreux ouvrages sur le Rwanda, reprend l’enquête sur les circonstances et les causes du génocide avéré de 1994 au Rwanda.

Sans effets littéraires, l’auteur mène avec précision une instruction de type judiciaire qui se réfère en permanence aux pièces et témoignages d’un dossier très fourni.

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Rwanda : Le procès du FPR Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
22-11-2007

Rwanda :  Le procès du FPR .

Mise au point historique par Serge DESOUTER 

Editions Harmattan Paris, mai 2007, 335 pages, 28 euros

 

Résumé

« RWANDA:  LE PROCÈS DU FPR . Mise au point historique » par Serge DESOUTER Père blanc ayant vécu dix-huit ans au Rwanda, et connaissant parfaitement la langue, l'auteur rappelle l'histoire des tensions et des querelles de pouvoir entre Hutu et Tutsi depuis le passé précolonial avant d'évoquer le génocide des Tutsi en 1994.

Or ce génocide a été précédé du massacre de masse des villageois hutu perpétré par l'Armée patriotique rwandaise et le Front patriotique rwandais contrôlés par les Tutsi.

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La véritable histoire des génocides rwandais Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
08-04-2006

Bernard Debré
éditeur Jean-Claude Gawsewitch avril 2006

 

ImageHuit ans après la parution du Retour du Mwami, Bernard Debré reprend et approfondit dans ce nouvel ouvrage, La véritable histoire des génocides rwandais, l’analyse qui lui avait valu à l’époque un certain nombre de critiques.

Bernard Debré n’entend pas remettre en cause ni l’existence ni l’ampleur du génocide perpétré par les Hutus sur les Tutsi. Néanmoins il apparaît aujourd’hui que les Tutsi des premières diasporas ont joué un rôle plus qu’ambigu dans son déclenchement et dans celui des guerres meurtrières qui ont suivi.

L’auteur pour illustrer son propos ne se limite pas à l’analyse de la seule période de 1994 mais recherche les racines du mal dans l’histoire ancienne et étudie les tensions politiques hégémoniques les plus récentes. Il décrit également l’amplitude géographique du conflit qui touche plusieurs pays de la zone. Enfin il souligne l’influence et la responsabilité des USA dans la tragédie qui se développe dans le sous-continent « Afrique centrale et de l’ouest ».

Bernard Debré est né en 1944 à Toulouse. Chirurgien des Hopitaux de Paris, ministre de la coopération de novembre 1994 à mai 1995, il est aujourd'hui député de Paris (XVe arrondisssement).

AS

 
Les larmes de l’honneur. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
22-11-2005

En novembre 2005 paraît sous la plume du colonel Jacques Hogard, « Les larmes de l’honneur. 60 jours dans la tourmente du Rwanda », (édition Hugo Doc).

 

En novembre 2005 paraît sous la plume du colonel Jacques Hogard, « Les larmes de l’honneur. 60 jours dans la tourmente du Rwanda », (édition Hugo Doc).Il s’agit d’un court essai, remarquable, émanant de l’un des militaires, de haut rang, ayant participé à l’opération Turquoise. Ce dernier, las d’entendre les insultes et diatribes, sans fondement, contre le rôle de l’armée française au Rwanda a décidé de parler au cœur et surtout à la raison pour raconter ce qui a été réellement fait, ce qu’il a fait à son niveau pendant ces 60 jours, avec qui, contre qui et pourquoi.

Ce livre est tout simplement indispensable pour apprendre comment, avec des trésors d’intelligences, de savoir-faire, circonscrit dans un court mandat limité par l’ONU, quelques centaines de militaires et médecins français ont réussi ce tour de force de stopper les massacres, redonner espoir à la population, sauver des centaines de milliers de Tutsis et de Hutus et permettre un retour à la paix dans des conditions extrêmes.

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Noires fureurs, blancs menteurs Rwanda Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
22-11-2005

Enfin paraît en novembre 2005 : « Noires fureurs, blancs menteurs Rwanda 1990-1994 » par Pierre Péan aux éditions Mille et une nuit.

 

a) La problématique du livre

Enfin paraît en novembre 2005 : « Noires fureurs, blancs menteurs Rwanda 1990-1994 » par Pierre Péan aux éditions Mille et une nuit. « Noires fureurs » : ce sont les massacres de Tutsis par les « Interhamwe », de hutus par le FPR de Paul Kagame, l’extension des atrocités au Zaïre, le double jeu permanent de Kagame, sa volonté de parvenir à la victoire totale par tous les moyens, aidé par l’Ouganda de Musevene, les Belges, les Américains et un lobby franco-belge efficace et redoutable.

« Blancs menteurs » : ce sont les acteurs de ce lobby des dénonciateurs de la France complice du génocide « génération d’idiots utiles ou de gens de mauvaise foi, dont le comportement finit par ressembler à celui d’agents d’une force extérieure » (p. 22).

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Rwanda histoire secrète Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
08-10-2005

ImageRwanda, histoire secrète
Editions du Panama octobre 2005

 

Le lieutenant Abdul Ruzibiza est le témoin principal de l'enquête mené par le juge Jean-Louis Bruguière sur l'attentat contre l'avion du président Habyarimana.

Il décrit avec une précision impressionnante le montage de cette opération, décidée au quartier général de l'armée rebelle et exécutée par un commando dont il était lui-même membre.

Il relate aussi, en citant par leur nom un certain nombre d'autres témoins, les crimes commis par son armée, l'APR (Armée patriotique rwandaise) sous le commandement de Kagame. Les récits, détaillés et datés, sont souvent insoutenables. Il accuse le commandement de l'armée rebelle d'avoir, à partir de 1990, utilisé contre le régime hutu de Habyarimana une stratégie de la tension visant à provoquer des massacres de Tutsis en procédant à des assassinats ciblés et en entretenant en permanence le cycle attentats-représailles, dont les Tutsis étaient les principales victimes. Il accuse le chef tutsi Paul Kagame d'avoir procédé à un génocide contre les Hutus dans les régions conquises par l'armée rebelle et d'avoir eu comme seul objectif la conquête du pouvoir, sans tenir compte des risques de génocide contre les Tutsis. Selon Abdul Ruzibiza, l'attentat qui a coûté la vie au président Habyarimana avait pour objectif essentiel de déclencher la grande tuerie des Tutsis par les Hutus, qui justifierait ensuite la prise du pouvoir par les forces rebelles de Paul Kagame.

Claudine Vidal, sociologue, directrice de recherche émérite au CNRS et André Guichaoua professeur de sociologie à l'Université Paris-I, Panthéon Sorbonne, témoin expert auprès du bureau du Procureur du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) depuis 1996, ont préfacé et postfacé le livre

 
Comment la France a perdu l'Afrique Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
22-05-2005

En mai 2005, paraît : « Comment la France a perdu l’Afrique » par Stephen Smith et Antoine Glaser (édition Calman Levy).

 

En mai 2005, paraît : « Comment la France a perdu l’Afrique » par Stephen Smith et Antoine Glaser (édition Calman Levy).Ce livre n’a pas les qualités de « Négrologie »

Il semble que l’auteur ait voulu se faire pardonner la virulence du précédant (virulence toute apparente, car il ne s’agissait que d’exprimer des réalités peu connues) et réagir aux accusations (celles d’après 2004) de racisme et de néocolonianisme proférées par quelques bons esprits.

Ce texte apparaît davantage comme l’exploitation d’un fond documentaire sur l’Afrique que comme une véritable réflexion (est-ce l’influence de son coauteur ?)

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François Mitterrand, l'armée française, et le Rwanda Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
22-03-2005

En mars 2005, paraît : « François Mitterand, l’armée française et le Rwanda » par Bernard Lugan (édition du Rocher).

En mars 2005, paraît : « François Mitterand, l’armée française et le Rwanda » par Bernard Lugan (édition du Rocher).Professeur d'histoire de l'Afrique, Bernard Lugan a exercé à l'université du Rwanda de 1972 à 1983 et a consacré deux thèses à l'histoire de ce pays. Il est expert auprès du Tribunal pénal international pour le Rwanda. Conférencier à l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale), au CID (Collège interarmées de défense, ex-Ecole de guerre), au CHEM (Centre des hautes études militaires), il est par ailleurs l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages consacrés à l'Afrique, dont une histoire du génocide intitulé : « Rwanda : le génocide, l'Eglise et la démocratie » (édition du Rocher 2004). S’opposant aux thèses des universitaires précités, il est efficacement satanisé et accusé de racisme.

L’ouvrage présenté, aussi exceptionnel que le précédant, est le récit sur le terrain de l’engagement militaire de la France au Rwanda, en particulier l’opération Turquoise. C’est un véritable ouvrage d’histoire militaire accessible au plus grand nombre.

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Le patron de Dallaire parle Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
22-02-2005

Paru en mars 2005, le livre de Jacques-Roger Booh Booh « Le patron de Dallaire parle : Révélations sur les dérives d'un général de l'ONU au Rwanda », édition Duboiris, ne laisse pas indifférent.

 

ImageJacques-Roger Booh Booh fut le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU et le chef de la Mission des Nations Unies pour l'assistance au Rwanda (MINUAR) de 1993 à 1994, partant le chef du général canadien Roméo Dallaire, dont l’incompétence, l’impéritie, le partie pris pro-FPR, constituent une des causes de l’ampleur des massacres de 1994. Diplomate de carrière, il a été ambassadeur à Paris et ministre des Affaires Etrangères du Cameroun, 

Onze ans après le génocide du Rwanda, il livre son témoignage sur sa mission et sur le général Dallaire. 

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Ça ne s'est pas passé comme ça à Kigali Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
22-11-2004

« Ça ne s'est pas passé comme ça à Kigali » de Robin Philpot, Paris, Editions Duboiris, 2004, 238p., 19 euros

« Ça ne s'est pas passé comme ça à Kigali » de Robin Philpot, Paris, Editions Duboiris, 2004, 238p Dix ans après le génocide du Rwanda, un seul point de vue, un seul discours, une seule lecture, domine cette tragédie : "La catastrophe rwandaise de 1994 serait l'œuvre de ténébreux barbares hutus soutenus par la France inique et colonisatrice".

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Négrologie Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
22-11-2003

En 2003, paraît : « Négrologie » par Stephen Smith (édition Calman Levy, réédité en livre de poche chez Hachette, collection Pluriel, en septembre 2004).

« Négrologie » par Stephen Smith (édition Calman Levy, réédité en livre de poche chez Hachette, collection Pluriel, en septembre 2004)Ce livre est un document d’une qualité exceptionnelle. Il présente la réalité de la situation politique, économique, sociale de l’Afrique noire, soulignant l’absence d’Etat de droit et ses conséquences, la corruption, l’insécurité, la dégradation de l’état sanitaire et la régression économique.

Ce livre ne traite pas uniquement du Rwanda, mais un chapitre porte sur cette crise (chapitre 6, pages 119 à 140) comme d’un exemple de « l’Afrique entrée au paradis de la cruauté qui est enfer pour les victimes » (p. 139). L’auteur mentionne que s’il y a eu un génocide de Tutsis, il y a eu aussi des massacres organisés et prémédités de grande ampleur de Hutus (au moins 600.000 personnes) dont une partie non négligeable par le FPR de Paul Kagame, ce qui en en bon français, s’appelle une guerre civile.

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Rwanda : la marche au génocide Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
04-10-2003

Rwanda : la marche au génocide

par Claudine Vidal [29-09-2010]

 


Comment, le 7 avril 1994, une faction a-t-elle décidé et engagé le génocide tutsi ? Le livre d’André Guichaoua enquête sur les stratégies étatiques génocidaires mises en œuvre par un gouvernement extrémiste après qu’il eut éliminé les autorités légitimes.

L’ouvrage qu’André Guichaoua consacre au génocide tutsi, perpétré en 1994, est l’aboutissement de quinze années d’enquêtes, menées notamment au Rwanda dans le cadre du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). Le principal mérite de cette somme est d’avoir établi comment le génocide a été décidé et organisé, en quelques jours, par une faction d’autorités politiques et militaires qui s’était emparée du pouvoir.

 


 
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