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Le patron de Dallaire parle Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
22-02-2005

Paru en mars 2005, le livre de Jacques-Roger Booh Booh « Le patron de Dallaire parle : Révélations sur les dérives d'un général de l'ONU au Rwanda », édition Duboiris, ne laisse pas indifférent.

 

ImageJacques-Roger Booh Booh fut le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU et le chef de la Mission des Nations Unies pour l'assistance au Rwanda (MINUAR) de 1993 à 1994, partant le chef du général canadien Roméo Dallaire, dont l’incompétence, l’impéritie, le partie pris pro-FPR, constituent une des causes de l’ampleur des massacres de 1994. Diplomate de carrière, il a été ambassadeur à Paris et ministre des Affaires Etrangères du Cameroun, 

Onze ans après le génocide du Rwanda, il livre son témoignage sur sa mission et sur le général Dallaire. 

Chef de la MINUAR pendant le génocide, Booh Booh révèle que le général Dallaire avait organisé le sabotage de l'action diplomatique en plaçant clandestinement des micros dans son bureau pour écouter toutes les conversations officielles et confidentielles de son patron.

Dallaire a fermé les yeux sur les convois d'armes à destination du FPR alors qu'il contrôlait étroitement ceux du régime Habyarimana. Il a pris parti pour les rebelles Tutsis en vivant avec une compagne de rwandaise sous son toit. Ce comportement frivole a sali la réputation de la MINUAR et discrédité le travail des casques bleus.

Le représentant spécial de l'ONU affirme que Dallaire ne lui a remis ni rapport sur l'attentat du 6 avril 1994 ayant déclenché le génocide, ni sur l'assassinat des casques bleus belges.

Jacques Booh Booh va plus loin en révélant que Dallaire a carrément invité les rebelles du FPR dans les bureaux de l'état-major de la MINUAR à Kigali pour leur donner des informations sur les positions de l'armée Hutu.

Après avoir gardé le silence pendant dix ans, par discrétion et humilité, l'ancien ministre et ambassadeur camerounais parle pour dénoncer la mégalomanie et les dérives d'un général qui a fini sa carrière en larmoyant dans un livre paru en 2004 : « J’ai serré la main droite du diable ».

 
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