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Affaire Patrick de Saint-Exupéry Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
23-11-2009

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Patrick de Saint-Exupéry accusé de diffamation par des militaires français

Sept citations directes avec constitution de partie civile ont été déposées, par certains militaires concernés, à l’encontre de la couverture du livre de Patrick de Saint-Exupéry  réédité par les éditions Les Arènes. Ces citations visent le délit de diffamation, délit prévu et réprimé par les articles 29 et suivants de la loi de 1881 sur la presse.


La nouvelle édition du livre de Patrick de Saint-Exupéry  L'inavouable: La France au Rwanda (Editions Les Arènes, 2004)  ne change pas sur le fond. D'après l'auteur lui-même « Aucune virgule de la précédente édition n'a donc été modifiée ». Ont été modifiés le titre, Complices de l'Inavouable: La France au Rwanda (Editions Les Arènes, 2009), la couverture, plus évocatrice , et la préface  plus accusatrice que la précédente.

Le changement de formule et de méthode pour un fond identique a outré des militaires mis au pilori sur la couverture. A été ressenti comme diffamatoire par les plaignants le changement de ton manifeste entre la couverture et le développement principal. La maison d'édition Les Arènes est également poursuivie pour avoir publié l'ouvrage.

Le procédé malhonnête opéré par l'auteur et la maison d'édition n'est en définitive qu'un projet marketing. L'ancien titre suggérait que l'auteur allait délivrer une enquête sur la présence française au Rwanda. Le nouveau titre annonce clairement qu'il s'agit d'une enquête à charge contre la France (France qu'il définira, dés les premières pages, comme « quelques-uns » ou « un noyau ». Nouvelle distorsion entre la couverture et le contenu). Il est pour le moins surprenant que l'auteur, pourtant journaliste expérimenté et lauréat du prix Albert Londres en 1992, soit accusé de transgresser la loi du 11 juillet 1881 relative aux droits de la presse.
Les sept plaignants ont agi individuellement, puisque leurs noms ont été cités et non les organismes ou un groupe auxquels ils appartiennent ou appartenaient. Après la première audience concernant la plainte du colonel Hogard le 16 octobre, un arrêt de la cour de Cassation a imposé le rapatriement des procédures au Tribunal de Grande Instance de Paris. Néanmoins les autres plaignants souhaitent se défendre individuellement.
" Par arret du 29 juin 2011, la cour d'appel de Paris a retenu, pour les premiers plaignants, que la couverture de l'ouvrage relevait bien du délit de  diffamation, mais a toutefois relaxé les prévenus, estimant que Monsieur de Saint Exupéry pouvait se prévaloir du fait justificatif de bonne foi.Un pourvoi auprés de la cour de cassation a été formé dont le résultat n'est pas encore connu".

 

 

CF.
 
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