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Evolutions politico-judiciaires
EXPERTISE TREVIDIC Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
16-01-2012
APRÈS LE RAPPORT DES EXPERTS

     Le juge Marc Trévidic vient de rendre public le rapport des experts chargés de déterminer de façon scientifique d’où avaient été tirés les missiles qui ont abattu l’avion du président Habyarimana. Ce rapport contredit au moins partiellement les conclusions du juge Bruguière.
    Cette divulgation a provoqué des réactions évidemment contrastées. Les thuriféraires habituels du régime de Kigali exultent en affirmant péremptoirement que ce rapport exempte définitivement le FPR de toute responsabilité, tandis que les associations d’opposants en exil mettent en doute les conclusions des experts, voire l’honnêteté des juges.
    Déjà, certains commencent à sous-entendre que la France aurait pu être mêlée à l’attentat.
    L’association France-Turquoise, pour sa part, estime que ce volumineux rapport de 400 pages mérite d’être examiné de près avant toute prise de position catégorique. Elle estime également qu’il ne s’agit que d’un des aspects du dossier qui doit être confronté aux autres éléments, notamment aux témoignages déjà recueillis ou à venir.
    A cet égard, elle recommande la lecture des analyses de deux universitaires spécialistes de la région, les professeurs Lugan et Guichaoua (voir ci-dessous).

    Quelles que soient les conclusions définitives de l’enquête, elles ne remettront pas en cause le combat de l’association qui concerne d’abord et avant tout les allégations scandaleusement mensongères portées par le régime de Kigali à l’encontre de la France et des militaires de l’opération Turquoise accusés d’avoir aidé puis protégé les génocidaires rwandais.

Jean-Claude Lafourcade
 
 
 Analyse de Bernard Lugan



Ce ne sont pas leurs conclusions que les juges Trévidic et Poux communiquèrent aux parties (défense, parquet et parties civiles) le mardi 10 janvier 2012, mais simplement le rapport des experts techniques (balistique, acoustique etc.,) mandatés pour les éclairer sur la question de savoir d’où furent tirés les missiles qui, le 6 avril 1994, abattirent en vol l’avion du président Habyarimana. 
Ce document qui sera soumis à contre-expertise ne constitue qu’un élément du volumineux dossier concernant l’assassinat du chef de l’Etat rwandais. Simple étape dans la procédure, il ne permet aucune extrapolation car il ne dit pas qui a, ou qui n’a pas, abattu l’avion présidentiel. Enfin, dans l’état actuel de la procédure et du dossier, cette pièce ne rend en rien obsolète l’ordonnance rendue par le juge Bruguière en 2006. 

Revenons-en donc aux seuls faits.

Le 6 avril 1994 vers 20h 30, alors qu’il allait atterrir à Kigali, l’avion du président hutu Juvénal Habyarimana fut abattu par deux missiles portables SAM 16 dont les numéros de série étaient respectivement 04-87-04814 et 04-87-04835 ; or, comme cela a été établi devant le TPIR, l’armée rwandaise ne disposait pas de tels missiles.
La traçabilité de ces engins a été reconstituée : fabriqués en URSS, ils faisaient partie d’un lot de 40 missiles SA 16 IGLA livrés à l’armée ougandaise quelques années auparavant. Pour mémoire, Paul Kagamé et ses principaux adjoints étaient officiers supérieurs dans l’armée ougandaise avant la guerre civile rwandaise. 

Trouvèrent la mort dans cet acte de terrorisme commis en temps de paix, deux chefs d’Etat en exercice, les présidents Juvénal Habyarimana du Rwanda et Cyprien Ntaryamira du Burundi, ainsi que deux ministres burundais, MM. Bernard Ciza et Cyriaque Simbizi. Parmi les victimes se trouvaient également le Chef d’état-major des FAR (Forces armées rwandaises), le général Deogratias Nsabimana, le major Thaddée Bagaragaza, responsable de la maison militaire du président rwandais, le colonel Elie Sagatwa, beau-frère du président Habyarimana et chef de son cabinet militaire, ainsi que l’équipage français composé de MM. Jacky Héraud, Jean-Pierre Minoberry et Jean-Michel Perrine, tous trois civils.

Quelques heures après l’attentat, dans la nuit du 6 au 7 avril, et alors que l’armée rwandaise avait été décapitée, les forces militaires du FPR rompirent le cessez-le-feu en vigueur depuis 1993 et entamèrent la conquête du pays. Cette offensive avait été soigneusement planifiée puisque des moyens en hommes et en matériel avaient été pré-positionnés comme cela a également été amplement mis en évidence devant le TPIR. 
Paralysée par l’embargo sur les armes et les munitions qu’elle subissait [1], l’armée rwandaise fut défaite. D’immenses tueries se déroulèrent dans le pays, le génocide des Tutsi étant selon le juge espagnol Merelles (2008), doublé d’un massacre de masse des Hutu par l’APR (Armée patriotique rwandaise), commandée par Paul Kagamé. 



Depuis cet attentat, deux thèses s’opposent :

1) Celle de l’attentat commis par des « extrémistes hutu » qui auraient assassiné leur propre président ainsi que leurs propres partisans qui étaient à bord de l’avion afin de pouvoir déclencher un génocide qu’ils avaient programmé et préparé. 
La principale faiblesse de cette thèse est que le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a, dans tous ses jugements concernant les « principaux responsables du génocide », que ce soit en première instance ou en appel, clairement établi qu’il n’y avait pas eu entente pour commettre ce génocide et qu’il n’avait donc pas été programmé.

2) Celle d’un attentat commis par le FPR sur ordre du général Kagamé afin de décapiter l’Etat rwandais et disposer d’un prétexte pour prendre militairement le pouvoir. Ethno-mathématiquement parlant, les élections prévues sous supervision de l’ONU allaient en effet donner une victoire automatique aux Hutu (+-90% de la population) sur les Tutsi (+-10%) et cela en dépit de leurs divisions. Cette thèse est notamment celle du juge Bruguière.

Saisi par les familles de l’équipage français et par la veuve du président Habyarimana, le juge Bruguière qui ne s’est pas rendu au Rwanda et qui a mené son enquête d’une manière classique, a rendu une ordonnance (novembre 2006) dans laquelle il accuse le président Kagamé d’avoir ordonné l’attentat qui coûta la vie à son prédécesseur. 
Le juge Bruguière se fondait notamment, mais pas exclusivement, sur les déclarations et témoignages de plusieurs transfuges tutsi qui lui donnèrent force détails sur l’opération, dont les noms des membres du commando ayant abattu l’avion. L’un d’entre eux, Abdul-Joshua Ruzibiza, répéta ses accusations, sous serment cette fois, devant le TPIR et les procès verbaux des audiences concernées sont très clairs à ce sujet. Il se rétracta ensuite au sujet de ce qu’il avait déclaré au juge français, tout en confirmant ce qu’il avait dit aux juges du TPIR. Or, ses propos avaient été identiques. Puis, quelques semaines avant sa mort, il revint sur sa rétractation française et confirma devant les juges la version primitivement donnée au juge Bruguière.

L’ordonnance de soit-communiqué rendue au mois de novembre 2006 par ce dernier allait très loin puisque des mandats d’arrêt contre plusieurs membres du premier cercle de Paul Kagamé furent lancés et qu’il recommanda au TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda) d’inculper le président rwandais.
Le 6 février 2008, via Interpol, le juge espagnol Merelles qui soutient la même thèse que le juge Bruguière, lança plusieurs dizaines de mandats d’arrêt contre de hautes personnalités de l’actuel régime rwandais. 

Le document remis aux parties par les juges Trévidic et Poux le 10 janvier remet-il en question cet exposé du dossier ? 
Non, car la seule nouveauté qu’il contient concerne le lieu du tir des deux missiles [2]. Selon le rapport d’expertise, ce lieu se situerait « probablement » dans le camp militaire de Kanombe, soit à une distance d’à peine deux à trois kilomètres de la ferme de Masaka identifiée comme point de tir par le juge Bruguière. De plus, et il est important de le préciser, cette « probabilité » n’est pas apparue aux experts balistiques à la suite d’une démonstration, mais par élimination et en raison des arguments de l’expert acoustique, ce qui devra être étayé lors de la contre-expertise. 

Les juges Trévidic et Poux vont maintenant devoir confronter ce rapport d’expertise aux autres éléments du dossier. 
Ils vont ainsi et notamment devoir résoudre la question des étuis des deux missiles trouvés à Masaka, la question étant de savoir s’ils y ont été abandonnés par les tireurs de l’APR, ce qui ramènerait l’accusation dans le camp de Paul Kagamé, ou si, après avoir abattu leur propre président, leur propre chef d’état-major et leurs propres amis, les « extrémistes » hutu les y auraient déposés afin de faire croire à la responsabilité de l’APR/FPR.
Ils vont également devoir comparer le rapport d’expertise et ses « probabilités » à ceux des témoignages contenus dans le dossier et qui donnent avec une grande précision et une impressionnante quantité de détails le lieu du tir, à savoir Masaka, ainsi que les noms des deux tireurs et des membres de leur escorte, la marque et la couleur des véhicules utilisés pour transporter les missiles depuis l’Ouganda jusqu’au casernement de l’APR situé au centre de Kigali et de là jusqu’au lieu de tir à travers les lignes de l’armée rwandaise, ainsi que le déroulé minuté de l’action. 

Ce ne sera qu’à l’issue de leur enquête, au minimum dans plusieurs mois, que les juges rendront leur rapport. Jusque là, tout n’est que spéculation, désinformation, propagande, en un mot « enfumage ».
Bernard Lugan
11/01/2012 
 
    Interview d’André Guichaoua sur France 24

                                                                                                                                                                                        André Guichaoua, professeur de sociologie à l'Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne et témoin expert auprès du TPI pour le Rwanda répond aux questions de FRANCE 24.
FRANCE 24 : Les juges français chargés de l'enquête sur l'assassinat du président rwandais Juvenal Habyarimana ont présenté de nouveaux éléments dans un rapport d’expertise. Comment l’analysez-vous ?
André Guichaoua : Il faut respecter ce rapport qui apporte des éléments inédits. Il doit être pris très au sérieux. Les juges Marc Trévidic et Nathalie Poux se sont donnés des moyens différents pour dénouer des témoignages en se rendant sur place et en s’appuyant sur des éléments scientifiques. Ces données semblent affaiblir les conclusions du juge Bruguière, qui avaient abouti au lancement en 2006 de neuf mandats d'arrêt contre des proches du président rwandais Paul Kagame. Toutefois, il faut rester prudent, car il ne s’agit pas d’une décision judiciaire définitive mais d’un rapport qui, par définition, peut être contredit, contesté ou confirmé. D’autant qu’il reste des zones d’ombres majeures et des éléments du scénario à éclaircir. Le rapport ne désigne pas, par exemple, les auteurs possibles de l’attaque. Il est donc trop tôt pour tirer des conclusions et l'affaire est loin d'être réglée.
F24 : Pourtant, Kigali s’est félicité des conclusions de ce rapport qui "rend justice"au Rwanda. Quel impact peut avoir cette volte-face judiciaire sur les relations entre la France et ce pays ?
A.G : L’impact ne pourra être que positif, même si certains ne manqueront pas de sous-entendre qu’il tombe à pic pour les deux pays qui sont engagés dans un processus de normalisation. Cependant, la fonction de ce rapport n’est pas de renforcer les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda ou alors ce n’est plus un document judiciaire mais politique, ce qui revient à faire insulte à la justice française et à sous-entendre qu’elle est aux ordres des politiques.
F24 : Après plusieurs années de tensions, la France a renoué les liens avec le Rwanda. Quels sont les enjeux d’un tel rapprochement ?
A.G : Depuis quelques années, le Rwanda est devenu une plateforme dynamique et incontournable à l’échelle de la région des Grands Lacs. Au point de jouer un rôle prépondérant sur le plan économique, notamment en matière d’investissements et d’échanges. La France ne peut rester à l’écart de cette région. Au plus fort de la crise diplomatique, Kigali avait fait en sorte que ses voisins ainsi que les pays de la sphère africaine anglophone -du Kenya à l’Afrique du Sud-, soient réservés à l’égard de Paris. Les Français ont toujours du mal à faire entendre leur voix dans certaines régions du continent, tant le dossier rwandais contribue à brouiller leur image. En outre, Paris reste soucieux de la stabilisation de la RD Congo. Or, l’Elysée sait parfaitement que rien ne peut se faire dans ce pays sans la bienveillance du Rwanda, qui peut jouer au choix, un rôle de stabilisateur ou de perturbateur. Autant de raisons qui ont poussé au réchauffement entre les deux pays.
Un rapport d'expertise français sur l'attentat du président rwandais Habyarimana, dévoilé mardi, exonère implicitement le camp tutsi. André Guichaoua, témoin expert auprès du TPI pour le Rwanda, analyse pour FRANCE 24 ce revirement judiciaire.
Par FRANCE 24 (texte)
> Un rapport d'expertise français sur l'attentat du 6 avril 1994 contre l'avion du président hutu Juvenal Habyarimana, dévoilé mardi, exonère les sept proches de l'actuel chef d'État Paul Kagame encore inculpés en France pour leur participation présumée à cet assassinat. Une attaque qui est considérée comme l'élément déclencheur du génocide rwandais. Cette réorientation de l’enquête pourrait ouvrir la voie au règlement du contentieux politico-diplomatique entre Paris et Kigali, après la détente amorcée il y a deux ans.
André Guichaoua, professeur de sociologie à l'Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne et témoin expert auprès du TPI pour le Rwanda répond aux questions de FRANCE 24.
FRANCE 24 : Les juges français chargés de l'enquête sur l'assassinat du président rwandais Juvenal Habyarimana ont présenté de nouveaux éléments dans un rapport d’expertise. Comment l’analysez-vous ?
André Guichaoua : Il faut respecter ce rapport qui apporte des éléments inédits. Il doit être pris très au sérieux. Les juges Marc Trévidic et Nathalie Poux se sont donnés des moyens différents pour dénouer des témoignages en se rendant sur place et en s’appuyant sur des éléments scientifiques. Ces données semblent affaiblir les conclusions du juge Bruguière, qui avaient abouti au lancement en 2006 de neuf mandats d'arrêt contre des proches du président rwandais Paul Kagame. Toutefois, il faut rester prudent, car il ne s’agit pas d’une décision judiciaire définitive mais d’un rapport qui, par définition, peut être contredit, contesté ou confirmé. D’autant qu’il reste des zones d’ombres majeures et des éléments du scénario à éclaircir. Le rapport ne désigne pas, par exemple, les auteurs possibles de l’attaque. Il est donc trop tôt pour tirer des conclusions et l'affaire est loin d'être réglée.
F24 : Pourtant, Kigali s’est félicité des conclusions de ce rapport qui "rend justice"au Rwanda. Quel impact peut avoir cette volte-face judiciaire sur les relations entre la France et ce pays ?
A.G : L’impact ne pourra être que positif, même si certains ne manqueront pas de sous-entendre qu’il tombe à pic pour les deux pays qui sont engagés dans un processus de normalisation. Cependant, la fonction de ce rapport n’est pas de renforcer les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda ou alors ce n’est plus un document judiciaire mais politique, ce qui revient à faire insulte à la justice française et à sous-entendre qu’elle est aux ordres des politiques.
F24 : Après plusieurs années de tensions, la France a renoué les liens avec le Rwanda. Quels sont les enjeux d’un tel rapprochement ?
A.G : Depuis quelques années, le Rwanda est devenu une plateforme dynamique et incontournable à l’échelle de la région des Grands Lacs. Au point de jouer un rôle prépondérant sur le plan économique, notamment en matière d’investissements et d’échanges. La France ne peut rester à l’écart de cette région. Au plus fort de la crise diplomatique, Kigali avait fait en sorte que ses voisins ainsi que les pays de la sphère africaine anglophone -du Kenya à l’Afrique du Sud-, soient réservés à l’égard de Paris. Les Français ont toujours du mal à faire entendre leur voix dans certaines régions du continent, tant le dossier rwandais contribue à brouiller leur image. En outre, Paris reste soucieux de la stabilisation de la RD Congo. Or, l’Elysée sait parfaitement que rien ne peut se faire dans ce pays sans la bienveillance du Rwanda, qui peut jouer au choix, un rôle de stabilisateur ou de perturbateur. Autant de raisons qui ont poussé au réchauffement entre les deux pays.
vvv
 
 

 

 
Point de situation - mars 2011 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
15-03-2011

   

L’assemblée générale de l'association France-Turquoise s’est tenue le jeudi 23 février 2011 au siège social à la fédération André Maginot à Paris.

A cette occasion le général Lafourcade, président de l'association, a fait le point de la situation politique, judiciaire et morale compte tenu des dernières évolutions et l'assemblée a publié trois résolutions.

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Violations des droits de l'homme en RDC -1993 2003- Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
01-12-2010

 Le 1er octobre 2010 le Haut-commissariat aux droits de l’homme de l’ONU a publié un rapport sur les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire commis sur le territoire de la république démocratique du Congo entre 1993 et 2003.
Ce long rapport de plus de cinq cents page qui se fonde sur l’analyse de mille cinq cents documents et l’audition de mille deux cents témoins, répertorie avec beaucoup de détails 617 incidents graves représentant une partie des actes de violence ayant entrainé au cours de cette période plusieurs dizaines de milliers de morts.

Sans porter un jugement qui n’appartient qu’à un tribunal compétent, les auteurs qualifient de crime de guerre, crime contre l’humanité et génocide la majorité des actes violents rapportés et démontrent que l’armée régulière du Rwanda (APR) et ses affidés en particulier l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL) sont directement impliqués dans ces crimes.

Avant même sa publication officielle monsieur Paul Kagamé, président actuel du Rwanda est ancien général commandant en chef de l’APR puis ministre de la défense, a tenté de faire pression sur le secrétaire général de l’ONU pour empêcher la publication en l’état de ce rapport qui jette une lumière crue sur la véritable nature du régime actuel du Rwanda.

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Rwanda, le procès en révision Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
21-11-2010

Article publié dans l'édition de novembre 2010 de Spectacle du monde

"Quand un rapport de l’ONU confirme ce que savaient tous les commentateurs honnêtes : la France ne s’est pas déshonorée au Rwanda, en 1994. N’en déplaise aux professionnels de la repentance…

Le rapport Mapping, remis le 1er octobre au haut-commissaire aux Droits de l’homme des Nations unies sur les crimes commis, à partir de 1994, dans la province du Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC, l’ex-Zaïre, dite aussi Congo- Kinshasa), a été rejeté avec indignation par les gouvernements du Rwanda et du Burundi. Il ne contient des révélations que pour ceux qui n’ont pas suivi l’actualité tragique de la région des Grands Lacs depuis vingt ans, ou que le parti pris avait aveuglés.

 

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Disparition d'Abdul Ruzibiza Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
28-09-2010

abdulruzibiza.jpg

 

Joshua Abdul Ruzibiza, témoin clef dans l’enquête sur l’attentat en 1994 contre l’avion de l’ancien présidant du Rwanda, est décédé à 40 ans d'un cancer jeudi 23 septembre à Oslo où il vivait depuis une dizaine d'années.

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SOS racisme et le Rwanda par Hervé Cheuzeville Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
22-03-2010

cheuzeville.jpgDans une autre partie de l'article publié précédemment sur le site France Turquoise (ici ) Hervé Cheuzeville soupçonne SOS racisme en la personne de Dominique Sopo de malhonnêteté intellectuelle en exposant des faits:

 

Réflexions sur le génocide rwandais
                                  
          "Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, Monsieur Dominique Sopo est le président de l'association « SOS-Racisme ». Dans son édition du 24 février 2010, le quotidien « Le Monde » a publié une lettre ouverte de ce monsieur, adressée à Nicolas Sarkozy, président de la République. Ladite lettre était intitulée « Rwanda: la France doit corriger son discours officiel sur le génocide. Que notre diplomatie cesse de renvoyer victimes et bourreaux dos à dos ». Cette lettre ouverte avait été rédigée à la veille de la première visite à Kigali d'un chef d'État français depuis celle que François Mitterrand y avait accompli en 1984. Rappelant que Bill Clinton, alors président des États-Unis, avait présenté des excuses lors de sa venue au Rwanda en 1998, et que Guy Verhofstadt, le premier ministre belge de l'époque, en avait fait de même en l'an 2000, Dominique Sopo semble attendre qu'un geste similaire soit accompli, au nom de la France, par Nicolas Sarkozy. Il déplore au passage que jusqu'à présent, la France ait, selon lui, éludé ses propres responsabilités dans le génocide. Dominque Sopo s'en prend même à certains responsables français qui auraient tenu, d'après lui, un discours « négationniste ». Ces derniers, écrit Sopo, auraient tenté de relativiser le génocide des Tutsi en évoquant celui « prétendument » commis par le Front Patriotique Rwandais, le mouvement rebelle conduit par Paul Kagame qui prit le pouvoir en juillet 1994. Sopo va jusqu'à qualifier l'évocation des crimes du FPR de « formidable et abject renversement du rôle des bourreaux et des victimes ».
          Dominique Sopo, à l'instar d'un certain nombre de membres d'une pseudo intelligentsia, met en cause le rôle de la France au Rwanda, allant jusqu'à évoquer l'implication directe de certains responsables français de l'époque dans le génocide.
          Ce discours n'est pas nouveau, il est celui tenu par Paul Kagame et les dirigeants rwandais actuels depuis leur arrivée au pouvoir en 1994. Il a été complaisamment relayé en France par des gens comme Dominique Sopo ou d'autres, tel ce journaliste du Figaro qui, dans un livre, alla jusqu'à mettre en cause Dominique de Villepin lui-même (ce dernier était directeur de cabinet d'Alain Juppé, alors ministre des Affaires Étrangères, à l'époque où se déroulait la tragédie rwandaise).
       

 

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Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
25-01-2010

ImageLe TPIR est le troisième tribunal international, après Nuremberg et le TPIY (Yougoslavie). Il a été créé le 8 novembre 1994 et a pour principe de « juger les personnes présumées responsables d’actes de génocide et d’autres violations graves du droit international humanitaire commises sur le territoire du Rwanda et les citoyens rwandais présumés responsables de tels actes ou violations du droit international commis sur le territoire d’États voisins entre le 1er  janvier et le 31 décembre 1994.» Sa fermeture devrait être effective avant la fin de l’année 2010 conformément à la résolution 1503 du Conseil de sécurité.

 

            Durant plus de quinze ans des juristes et enquêteurs des quatre coins du monde ont tenté de répondre à cette mission qui leur a été confiée. Aujourd’hui, avec suffisamment de recul et alors que la clôture du processus approche, des observateurs du monde entier dénoncent les déviances du système. 

CF. 

Voir les articles :

 

 
Affaire Patrick de Saint-Exupéry Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
23-11-2009

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Patrick de Saint-Exupéry accusé de diffamation par des militaires français

Sept citations directes avec constitution de partie civile ont été déposées, par certains militaires concernés, à l’encontre de la couverture du livre de Patrick de Saint-Exupéry  réédité par les éditions Les Arènes. Ces citations visent le délit de diffamation, délit prévu et réprimé par les articles 29 et suivants de la loi de 1881 sur la presse.


La nouvelle édition du livre de Patrick de Saint-Exupéry  L'inavouable: La France au Rwanda (Editions Les Arènes, 2004)  ne change pas sur le fond. D'après l'auteur lui-même « Aucune virgule de la précédente édition n'a donc été modifiée ». Ont été modifiés le titre, Complices de l'Inavouable: La France au Rwanda (Editions Les Arènes, 2009), la couverture, plus évocatrice , et la préface  plus accusatrice que la précédente.

Le changement de formule et de méthode pour un fond identique a outré des militaires mis au pilori sur la couverture. A été ressenti comme diffamatoire par les plaignants le changement de ton manifeste entre la couverture et le développement principal. La maison d'édition Les Arènes est également poursuivie pour avoir publié l'ouvrage.

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Pierre Péan relaxé en appel Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
18-11-2009

ImageA l’audience de ce jour 18 novembre 2009, la Cour a confirmé le jugement de relaxe de Pierre Péan dans l’accusation de diffamation pour le contenu de son ouvrage "Noires fureurs, blancs menteurs" et débouté les parties civiles de leurs demandes.
Le livre, et la thèse soutenue par son auteur, ne sont donc pas flétris par une condamnation judiciaire mais demeurent …

 
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