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Opération Turquoise : Mr Alain Juppé s'engage |
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Dans une lettre adressée le 1er juin 2010 au général Lafourcade (ancien commandant de l'opération "Turquoise", Rwanda 1994) monsieur Alain Juppé soutient la démarche menée actuellement par le général et s'oppose de nouveau avec force à "une réécriture de l'histoire".
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Revue de presse Général Lafourcade |
Depuis la publication de son livre "Opération Turquoise" aux éditions Perrin, le Général Lafourcade a pu faire entendre son message à travers les médias.
En particulier, le quotidien Le Monde a donné au Général la possibilité de s'exprimer dans son numéro du 20 mai 2010. Voici l'intégralité de cette tribune.
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Le général Lafourcade qui a commandé l'opération Turquoise menée par l'armée française en juillet et août 1994 raconte avec Guillaume Riffaud son déroulement au jour le jour.
Avec simplicité et naturel il décrit les consignes reçues de l’ONU et des autorités françaises de l'époque, les ordres qu'il donne en fonction des choix qu'imposent la situation locale mouvante, les limites de la mission dévolue aux français dans un climat de grande méfiance internationale et les contraintes de la disponibilité progressive des moyens militaires au fur et à mesure de leur mise en place exclusivement par voie aérienne.
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Site internet France Turquoise |
Le site internet France Turquoise a fait l'objet d'une attaque ciblée qui a bloqué sa publication pendant plusieurs jours.
Les auteurs ne sont pas actuellement formellement identifiés et leurs motivations n'apparaissent pas clairement.
Notre volonté d'être entendus reste intacte et nous sommes déterminés à garder notre liberté d'expression.
Dans les jours qui viennent le site retrouvera progressivement la totalité de ses fonctionnalités.
Nous remercions nos lecteurs de leur compréhension.
La rédaction
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SOS racisme et le Rwanda par Hervé Cheuzeville |
Dans une autre partie de l'article publié précédemment sur le site France Turquoise (ici ) Hervé Cheuzeville soupçonne SOS racisme en la personne de Dominique Sopo de malhonnêteté intellectuelle en exposant des faits:
Réflexions sur le génocide rwandais
"Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, Monsieur Dominique Sopo est le président de l'association « SOS-Racisme ». Dans son édition du 24 février 2010, le quotidien « Le Monde » a publié une lettre ouverte de ce monsieur, adressée à Nicolas Sarkozy, président de la République. Ladite lettre était intitulée « Rwanda: la France doit corriger son discours officiel sur le génocide. Que notre diplomatie cesse de renvoyer victimes et bourreaux dos à dos ». Cette lettre ouverte avait été rédigée à la veille de la première visite à Kigali d'un chef d'État français depuis celle que François Mitterrand y avait accompli en 1984. Rappelant que Bill Clinton, alors président des États-Unis, avait présenté des excuses lors de sa venue au Rwanda en 1998, et que Guy Verhofstadt, le premier ministre belge de l'époque, en avait fait de même en l'an 2000, Dominique Sopo semble attendre qu'un geste similaire soit accompli, au nom de la France, par Nicolas Sarkozy. Il déplore au passage que jusqu'à présent, la France ait, selon lui, éludé ses propres responsabilités dans le génocide. Dominque Sopo s'en prend même à certains responsables français qui auraient tenu, d'après lui, un discours « négationniste ». Ces derniers, écrit Sopo, auraient tenté de relativiser le génocide des Tutsi en évoquant celui « prétendument » commis par le Front Patriotique Rwandais, le mouvement rebelle conduit par Paul Kagame qui prit le pouvoir en juillet 1994. Sopo va jusqu'à qualifier l'évocation des crimes du FPR de « formidable et abject renversement du rôle des bourreaux et des victimes ».
Dominique Sopo, à l'instar d'un certain nombre de membres d'une pseudo intelligentsia, met en cause le rôle de la France au Rwanda, allant jusqu'à évoquer l'implication directe de certains responsables français de l'époque dans le génocide.
Ce discours n'est pas nouveau, il est celui tenu par Paul Kagame et les dirigeants rwandais actuels depuis leur arrivée au pouvoir en 1994. Il a été complaisamment relayé en France par des gens comme Dominique Sopo ou d'autres, tel ce journaliste du Figaro qui, dans un livre, alla jusqu'à mettre en cause Dominique de Villepin lui-même (ce dernier était directeur de cabinet d'Alain Juppé, alors ministre des Affaires Étrangères, à l'époque où se déroulait la tragédie rwandaise).
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Intérêts économiques dans la région des Grands Lacs |
A L'occasion de la visite de Nicolas Sarkozy dans l'Afrique des Grands Lacs, plusieurs médias ou organismes ont analysé la situation. La plupart d'entre eux critiquent la France qui serait, d'après eux, uniquement motivée par les retombées économique d'un tel rapprochement.
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France, Rwanda : relations politiques. |
A l'occasion de la visite à Kigali du président de la république française plusieurs éditorialistes et personnalités politiques ont souligné les enjeux de ce voyage.
 
Alain Juppé Jacques Myard AfricaIntelligence Frederic Pons
Poison rwandais par Frédéric Pons le jeudi, 18/02/2010
Nicolas Sarkozy doit se rendre au Gabon et au Rwanda du 23 au 26 février. (…)
La visite à Kigali revêt une (autre) dimension qui émeut, autant au Rwanda qu’en France. Aux yeux des Africains, l’escale du président français semble adouber un régime dont le caractère totalitaire et antifrançais ne fait aucun doute et un président, Paul Kagamé, engagé dans une âpre campagne pour l’élection présidentielle du 9 août prochain.
Au pouvoir depuis quinze ans, le Tutsi Kagamé maintient son contrôle sur le pays conquis au détriment de la communauté hutue, pourtant majoritaire dans la population.(…)
Plus grave pour la France, Kigali mène depuis quinze ans une campagne de désinformation diffamatoire contre des responsables civils et militaires français de l’époque (à commencer par Édouard Balladur et Alain Juppé), accusés, sans aucune preuve, de “complicité de génocide”. Les gestes de bonne volonté adressés par Paris, notamment par Bernard Kouchner qui se dit “ami personnel” de Kagamé, n’ont pas calmé le Rwandais, ni même empêché le Rwanda d’adhérer au Commonwealth en reniant un siècle de francophonie.
L’honneur de ces officiers et de ces civils est souillé depuis quinze ans par ce poison rwandais. L’Élysée, le Quai d’Orsay et le ministère de la Défense leur ont jusqu’ici recommandé la plus grande discrétion possible. Regroupés dans l’association France Turquoise ils se sont tus, attendant d’être soutenus et lavés de ces graves accusations. Conduit avec l’idée d’apurer le contentieux, ce voyage présidentiel à Kigali choque et inquiète. Pour beaucoup, il sonne comme un abandon.
Totalité de l’éditorial à lire sur
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Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) |
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Le TPIR est le troisième tribunal international, après Nuremberg et le TPIY (Yougoslavie). Il a été créé le 8 novembre 1994 et a pour principe de « juger les personnes présumées responsables d’actes de génocide et d’autres violations graves du droit international humanitaire commises sur le territoire du Rwanda et les citoyens rwandais présumés responsables de tels actes ou violations du droit international commis sur le territoire d’États voisins entre le 1er janvier et le 31 décembre 1994.» Sa fermeture devrait être effective avant la fin de l’année 2010 conformément à la résolution 1503 du Conseil de sécurité.
Durant plus de quinze ans des juristes et enquêteurs des quatre coins du monde ont tenté de répondre à cette mission qui leur a été confiée. Aujourd’hui, avec suffisamment de recul et alors que la clôture du processus approche, des observateurs du monde entier dénoncent les déviances du système.
CF.
Voir les articles :
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Rétablissement des relations France-Rwanda: à quelles conditions ? |
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Au cours de l’émission « Esprit public » sur France Culture le 10 janvier 2010 Rony Brauman a souhaité s’exprimer sur l’évolution actuelle des relations entre la France et le Rwanda.
« (…) Bernard Kouchner est actuellement confronté au gouvernement du Rwanda qui demande à la France des excuses en s’appuyant sur un rapport d’enquête dit « rapport Mucyo » (…) Je suis étonné de voir dans la presse, sur les sites (web) que cette commission d’enquête est présentée comme…une commission d’enquête alors qu’elle est a été mise en place qu’elle est le produit d'un gouvernement qu'il faut bien appeler par son nom, c'est à dire une dictature qui règne par la terreur. (…)
Aucune enquête réelle, juridiquement et politiquement crédible n’est possible dans ces conditions et dans une affaire aussi grave que le génocide de rwandais tutsi. (…) L’empressement pour rétablir les relations avec le Rwanda doit être tempéré par ces conditions (…) »
Ndlr transcription de France-Turquoise, seuls les propos prononcés par Rony Brauman font foi.
Ecouter les propos de Rony Brauman (1'30'')
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Rétablissement des relations France-Rwanda: chantage à la clef ? |
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Jean-Louis Bruguière, juge antiterroriste, était le 16 novembre 2009 « l’invité afrique » de Christophe Boisbouvier au micro de RFI
A propos de l’enquête qu’il a mené sur l’attentat terroriste du 06 avril 1994 contre l’avion transportant Juvénal Habyarimana, président en exercice du Rwanda, J-L Bruguière a déclaré :
« Kagame a sacrifié les tutsi (…) ; la piste du FPR est toujours la bonne malgré les fausses rétractations de Ruzibiza et Mugenzi. (...) Il est étrange que les Nations Unies et le TPIR n'aient pas enquêté sur l'attentat. (…) Les enquêteurs sont allés sur une piste sur la quelle ils ne devaient pas aller, c'est celle du FPR (…) on leur a fait comprendre assez brutalement que l'attentat était hors du champ."
(Ndlr : lire sur ce sujet le témoignage de madame Carla del Ponte)
On saura la vérité : « J'ai laissé un dossier techniquement solide à mes collègues qui sont en charge de l'affaire du Rwanda. Je leur fait entièrement confiance et je suis convaincu qu'ils la mèneront à son terme. »
Il a conclu son propos en commentant le processus de reprise des relations diplomatiques en cours entre la France et le Rwanda.
"Il faut éviter que Monsieur Kagame mette comme préalable à la restauration des relations politiques la fin de ce dossier judiciaire comme il l'entend. Ca c'est inadmissible. J'espère que la France qui est un état de droit n'acceptera ce genre d'arguments. C'est du chantage."
Ecouter les propos de monsieur Jean-Louis Bruguière (2’ 45’’)
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Rétablissement des relations France-Rwanda : à quel prix ? |
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 Général Lafourcade 1994 La France et le Rwanda viennent de rétablir leurs relations diplomatiques alors qu’un sérieux contentieux judiciaire et politique les opposait. Il n’appartient naturellement pas aux militaires français ayant servi au Rwanda de juger du bien fondé de ce processus diplomatique.
Mais la question que l’on peut légitimement se poser est : à quel prix ce rétablissement s’opère il pour les soldats français ?
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Pierre Péan relaxé en appel |
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A l’audience de ce jour 18 novembre 2009, la Cour a confirmé le jugement de relaxe de Pierre Péan dans l’accusation de diffamation pour le contenu de son ouvrage "Noires fureurs, blancs menteurs" et débouté les parties civiles de leurs demandes.
Le livre, et la thèse soutenue par son auteur, ne sont donc pas flétris par une condamnation judiciaire mais demeurent …
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RWANDA 1994 : Témoignage rétrospectif - Contre témoignage tout aussi rétrospectif. |
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Les membres de l’association France-Turquoise ont pu lire récemment un document dénommé « Témoignage rétrospectif », prétendant expliquer la situation au Rwanda durant la période 1990-1994
Le putsch des généraux ne faisant plus recette l’auteur met en cause dans cette tragédie les « militaires bellicistes».
Ce témoin péremptoire représente l’archétype de la pensée dominante. Pour lui conserver l’anonymat que requiert sa participation à la chasse en meute, nous le désignerons dorénavant sous le nom de « Générique » dans le « Contre-témoignage tout aussi rétrospectif » du général Fruchard qui est présenté ici.
AS
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Le général Christian Quesnot n’accepte pas d’être traité de génocidaire par des irresponsables. |
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En août 2008, le ministre de la justice du Rwanda, en annexe du rapport de la commission Mucyo, qui avait soit disant pour mandat de "faire la lumière sur le rôle de la France" avant, pendant et après le génocide, délivrait une liste de 33 "personnalités politiques et militaires les plus impliquées" dans la tragédie de 1994. Le général Quesnot, chef d'état-major particulier de François Mitterrand au temps du génocide rwandais en 1994, en faisait partie.
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Rétractation d'Abdul Ruzibiza |
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Le lieutenant Abdul Ruzibiza, rwandais réfugié en Norvège, publie en 2003 un document en kinyarwanda dans lequel il accuse, entre autre, Paul Kagamé d’avoir organisé en avril 1994 l’attentat contre l’avion du président Habyarimana. Il se présente comme témoin oculaire des préparatifs du tir de missile qui détruira l’avion pendant la phase d’atterrissage.
En en octobre 2005 il reprend son témoignage dans un livre "Rwanda histoire secrète", éditions Panama Paris.
Dès 2003 il a été entendu comme témoin par le juge français Bruguière dans le cadre de l’enquête menée en France sur l’attentat qui a coûté la vie aux membres français de l’équipage de l’avion.
Simultanément il est entendu par le tribunal pénal international pour le Rwanda à Arusha et par la justice espagnole pour des affaires concernant des massacres qui auraient été commis par l’armée du FPR de Paul Kagamé.
Aujourd’hui le lieutenant Abdul Ruzibiza semble se rétracter sur un certain nombre de points.
Claudine Vidal, sociologue, directrice de recherche émérite au CNRS et André Guichaoua professeur de sociologie à l'Université Paris-I, Panthéon Sorbonne, témoin expert auprès du bureau du Procureur du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) depuis 1996, ont préfacé et postfacé le livre "Rwanda histoire secrète".
Dans un communiqué ils réagissent aux déclarations récentes d’Abdul Ruzibiza.
« […] Durant des années, il a maintenu ses déclarations avec force, dans différents médias, devant le juge espagnol et au TPIR[…] Il lui faudra prouver qu’il a menti, car, sur l’attentat, comme sur le reste, il fait preuve de précision […] Il ne suffit pas de dire maintenant: “j’ai tout inventé” après avoir affirmé le contraire des années durant, et maintenant, c’est à dire au moment de l’arrestation de Rose Kabuye.[…] Quant aux “vrais mobiles” qui l’ont poussé à mettre par écrit de telles révélations, je vous rappelle qu’il les avait fort bien expliqués dans son communiqué de mars 2003 et qu’il les a repris de nouveau dans son livre: faire éclater la vérité, faire juger tous les auteurs de crimes, quels qu’ils soient. Il en donne un autre maintenant, plutôt étrange: “mesurer la haine des Français à l’égard des Tutsis”. Comprenne qui pourra! »
Lire le communiqué de Claudine Vidal
AS
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Par Bernard LUGAN expert devant le Tribunal pénal pour le Rwanda. Valeurs actuelles 28 août 2008
« Un rapport fallacieux et manipulateur visant à exercer un chantage sur la France et sa justice. »
 Bernard Lugan (collection particulière) Un rapport rwandais rendu public le 5 août accuse plusieurs dizaines d’hommes politiques et d’officiers français de complicité dans le génocide de 1994.
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